Sagesse de nos plus sages | Wisdom from our Wisest

Eric Hosking & Samira Kazemi

Eric Hosking & Samira KazemiPar Eric Hosking, Trésorier, responsable aux membres, ASQ CQE, CSSBB, CQA et Samira Kazemi, Membre du comité du programme

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Le mois dernier dans cette chronique nous avons présenté Ruth Stanley, l’ancienne directrice régionale d’ASQ Canada. Ce mois-ci, nous vous présentons l’un de nos plus anciens membres, Rosaire Ratelle. Le 1er avril, Rosaire a célébré ses 46 ans de service au sein de l’ASQ. Comme Marcel Charbonneau dont nous avons parlé il y a deux mois, Rosaire a joué un rôle déterminant dans le développement et l’évolution des institutions de la qualité au Québec.  Voici son histoire:


ROSAIRE RATELLE

Rosaire Ratelle

Rosaire Ratelle, B. ing., CQE de l’ASQ

Formation académique:

  • Génie chimique – Bac. Sciences Appliquées 1971, École Polytechnique
  • Cours du Certificat Contrôle de la qualité 1981, Université Concordia
  • Cours classique 1967, Séminaire de Joliette

Rôles à l’American Society for Quality (ASQ):

  • Vice-président (1982-1983) et (2007-2008)
  • Président (1983-1984) (1984-1985)
  • Directeur du Comité de formation (1988-1991)
  • Chief Proctor pour les examens CQE, CQA, CRE, CQT
  • Formateur pour le cours préparatoire à l’examen CQE, principalement pour les éléments: CSP (SPC) et design of experiments (DOE).
  • Formateur pour le cours préparatoire à l’examen SSBB: Lean 6 Sigma Black Belt.
  • Responsable des activités (2006-2010)

Ma carrière:
Mes 3 premières années se sont déroulées au secteur de la production chez Johnson & Johnson. J’ai accepté une promotion comme superviseur qualité et je n’ai pas quitté le domaine de la qualité depuis ce jour. J’ai eu l’opportunité de couvrir un grand nombre de secteurs industriels et la moitié de ma carrière fut en consultation. Voici un survol:

  • Johnson & Johnson, 1972-1984: Superviseur en production puis superviseur qualité à l’usine de Montréal qui œuvrait dans les cosmétiques, les produits d’hygiène féminine, la fabrication et la stérilisation de pansements adhésifs et des instruments médicaux.
  • Système d’informatique Philips, 1984-1986: Ingénieur qualité: l’usine de Ville St-Laurent fabriquait des micro-ordinateurs.
  • Centre de Recherche industrielle du Québec, 1986-1997: Conseiller et consultant en qualité.
  • Industries Mailhot, 1997-2003: Directeur qualité: usine de conception., fabrication et assemblage mécanique de système hydraulique.
  • Isonorm, 2003-2004: Consultant pour une entreprise de services conseils, un mandat à l’étranger.
  • Vortex, 2004-2005: Consultant pour une entreprise de services conseils.
  • Parquets Dubeau, 2005: Directeur qualité: usine de fabrication de parquets de bois.
  • Rosaire Ratelle Services Conseils Inc., 2006 à aujourd’hui.

La définition de la qualité dans mon domaine:
Pour moi, c’est la définition de la norme ISO 9001: aptitude d’un ensemble de caractéristiques intrinsèques à satisfaire des exigences. Le terme “qualité” peut être utilisé avec des qualificatifs tels que médiocre, bon ou excellent. “Intrinsèque”, par opposition à “attribué”, signifie présent dans quelque chose, notamment en tant que caractéristique permanente. Il ne faut pas prétendre que la définition de la qualité doit changer selon les secteurs d’activités.

Comment la Qualité a permis de me réaliser?
Comme ingénieur, nous développons notre capacité d’analyse. Pour œuvrer en Qualité, il nous faut développer notre boite à outils. Au-delà de Pareto et Ishikawa, l’utilisation des statistiques nous fait réaliser qu’il n’est pas nécessaire de faire de l’inspection à 100%. Grace aux normes telles que le MIL-STD-105D plan d’’échantillonnage par attributs, on utilise de nouveaux termes: Niveau de confiance, Niveau de Qualité Acceptable, Taille d’échantillons, etc. Et on continue avec le contrôle statistique des procédés; puis ce sera les plans d’expérience.

J’ai d’abord cherché à mieux comprendre les notions de gestion de la Qualité. Ce qui m’a incité à adhérer à la Section Québécoise à Montréal (Section 0404) et ma participation aux différentes activités: visites industrielles, soupers-conférence,  colloques, etc. Puis ce fut des formations (18 crédits) à l’Université Concordia en Contrôle de la Qualité. Ceci m’a permis de passer l’examen “Certified Quality Engineer”.

Il y a un dicton: “Nul n’est prophète dans son pays”. Je sentais le besoin de continuer à apprendre, sans doute, aussi, un besoin de reconnaissance. Je fus donc très actif dans le domaine de la Qualité:

  • Par d’excellentes discussions sur la qualité avec un ami et mentor: Alain Michel Chauvel qui a reçu le Lancaster Award de l’ASQ pour la promotion de la Qualité au niveau international.
  • Avec Alain Michel Chauvel et plusieurs membres de la Section 0404, nous avons constitué un comité de travail sur les coûts de la Qualité. C’était innovateur à l’époque. Les résultats de nos travaux ont été publiés dans la revue commerce en septembre 1978.
  • Évaluateur pour les Grands Prix Québécois de la Qualité à 5 reprises.
  • Développement de cours préparatoires aux examens de l’ASQ. Au départ ce fut pour le CQE  en collaboration avec Jean-Pierre Lajeunesse. D’autres cours ont suivi et d’autres membres se sont impliqués.
  • Je suis propriétaire, avec Marcel Charbonneau, d’un groupe de discussion sur LinkedIn : Le Monde Francophone de la Qualité.

Mon association:
Je suis membre depuis 1976 et membre senior. J’ai retiré une grande satisfaction de mon implication au niveau de la Section francophone (à Montréal) 0404 où il y avait un esprit d’équipe, un sens de réalisation de soi. Durant cette période nous avons fondé l’Association Québécoise de la Qualité qui est devenu après un regroupement, le MQQ (Mouvement Québécois de la Qualité). Il y avait un dynamisme incroyable. Les membres des bureaux de direction de l’AQQ et de la Section 0404 travaillaient ensemble à la réalisation des mêmes objectifs.

J’ai participé à une mission en France pour comprendre l’évolution de la Qualité en Europe. Nous avons réalisé que l’Europe avait choisi ISO 9000 en 1987. Donc nous avons entrepris de faire la promotion des normes ISO 9000. Évidemment nous étions à contre-courant car il faut se rappeler qu’au Canada,  les normes Z299 prévalaient. Le Canada a adopté la série des normes ISO 9000 en 1991. Nous avions vu juste.

Tout en étant membre de l’ASQ, j’ai participé aux activités du Club Maillage Qualité Lanaudière. Bien qu’étant sur une base régionale, des colloques ont été organisés par la Section 0404 de l’ASQ, la régionale Lanaudière de l’Ordre des Ingénieurs du Québec et l’Association Québécoise de la Qualité. Membres et non-membres étaient conviés à participer à nos colloques.

Avec le Club Maillage Qualité Lanaudière, nous avons développé le concept de “Clinique Qualité” qui favorise la discussion et l’implication de chacun lors de soupers rencontres de l’Association. Plusieurs Cliniques Qualité ont été réalisées par la Section 0404 de l’ASQ au cours des années.

Le plus grand bénéfice que j’ai pu retirer avec les diverses associations Qualité et en particulier avec la Section 0404, est mon perfectionnement. C’est en participant aux activités professionnelles, les rencontres avec des qualiticiens de différents secteurs et les échanges avec mes pairs.

Les publications dans la revue “Qualité” de Joseph Kélada, puis dans le bulletin de la Section 0404, ont contribué à démontrer mon implication et mes compétences.

Il m’importait que nous développions au Québec une dynamique bien à nous orientée vers le monde. J’ai participé à un colloque de la EFQM (Fondation Européenne pour la Gestion de la Qualité) à Bruxelles et puis en France à l’Institut Universitaire de Technologie de St-Étienne où j’ai fait une présentation.

Il faudrait parler de rivalité amicale entre les deux sections 0401 (anglophone) et 0404 (francophone). Les deux sections se disputait amicalement  sur un terrain de golf de ma région Lanaudière. Quel plaisir! Merci à Ovide Coté pour l’organisation.

Les temps ont changé et l’association doit évoluer:

Nous devons reconnaître que les temps ont changé. La participation à des activités d’une association n’est plus valorisée au niveau des entreprises. Il était possible de participer à un déjeuner-conférence, à un colloque. C’était valorisant. Même le coût d’adhésion à l’association était défrayé par l’entreprise. Peut-être y aura-t-il un retour; le besoin de rétention des employés incitera certaines entreprises à répondre au besoin de formation, d’amélioration des connaissances.

Sans aucun doute exploiter les possibilités du WEB. Les réseaux sociaux sont des outils à maîtriser pour mieux servir nos membres et aider au recrutement de la relève. Contrairement aux autres Sections de l’ASQ qui représentent une ville, la nouvelle Section 0401 qui maintenant regroupe la section 0404, c’est le Québec qu’il faut rejoindre.

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